2012-05-22 - 15h43a

Merci Jean Charest.

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M. le peut-être très honorable Jean Charest (ou c’est James John Charest?)

En attendant votre démission, vous devez recevoir quantité d’invectives bien méritées que vous n’aurez naturellement aucun plaisir à lire.
Ayant une pensée pour vous en marchant dans la rue, ce soir, je me suis dit que finalement, à travers tout ça, vous méritez aussi quelques petits remerciements.

Avec un équilibre espéré de mépris et de respect, et en osant espérer que vos relationistes auront le courage de vous suggérer de me lire, voici les miens.

Marco Simonsen-Séréda

CC: Michelle Courchesne, LeDevoir, CLASSE, FECQ, FEUQ, etc…

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Merci Jean Charest.
Merci d’avoir été si atrocement idiot, obtus, mesquin, hypocrite et criminellement irresponsable.
Merci d’avoir tellement exagéré de tous côtés que même le déni des plus bornés commence à craquer.
Merci d’avoir complètement détruit votre vie pour jouer le rôle cruel et ingrat du méchant machiavélique profondément détestable.

Merci à vous aussi, sinistre Mme Courchesne.
Pour vos dégoulinantes pitreries, en assemblée face à vos pairs qui tentaient désespérément de vous poser de simples mais cruciales questions.
Pour vos esquives estomaquantes et vos hauts cris minables, pour vos revirements caricaturaux des propos de vos « adversaires », qui tentaient plutôt d’honorer leur fonction en essayant déjà seulement de comprendre comment cette aberration est supposée fonctionner.
Pour avoir aussi grossièrement manqué à votre rôle de présenter et justifier une loi, pour jouer plutôt une farce révoltante et ridicule que très peu de gens ont encore espoir de comprendre un jour.

Vous nous avez levés contre vous, et… nous sommes prêts.

Merci d’être enfin devenu complètement fou et d’avoir aussi irresponsablement mais efficacement botté le cul d’un peuple qui visiblement attendait ça depuis longtemps.
Qui aurait pu deviner de quel côté un aussi salutaire coup de pied au derrière arriverait?

Est-ce que c’est possible?
Est-ce que quelqu’un serait assez fou pour amener le mal à être si violent, si flagrant que les gens de bien se lèvent enfin pour dire qu’ils en ont assez?
J’ai autant de mal que quiconque à y croire, mais il semble que par une espèce d’étrange opération de polarités, vous avez été si abyssalement négatif qu’apparaît palpablement devant nous la plus positive des lumières, dans les yeux fiers et les sourires sincères des marcheurs qui vous défient.

Est-ce une hideuse voie du martyre?
Quel éventuellement paradoxalement noble sacrifice, quand on y pense : une espèce de rédemption à travers l’abjection la plus totale.
Je ne tiens vraiment pas à savoir quel karma atroce vous trainez, mais ne perdez pas courage, hein, tant de déshonneur en cette vie devrait quand même vous marquer des points.

Désolé, toutes mes excuses, vous ne m’êtes pas vraiment plus sympathique pour autant, mais merci.
Merci d’avoir démentiellement pris sur vous la colère, la rage, le dégoût légitime d’une nation.

J’ignore pendant combien de temps encore vous tenez à jouer ce rôle dégueulasse.
Vous devez prendre beaucoup de plaisir à barboter dans la haine des gens sensés comme un Darth Vador sans coquille.
Seulement, c’est tant mieux pour vous si ça vous amuse, mais à peu près tout le monde s’entend pour dire qu’on est plutôt dû pour autre chose que votre performance de despote grotesque.

Vous avez joué votre rôle, d’une ingratitude si ahurissante qu’on ne peut en mesurer l’impact, certes, mais il est temps de passer le script aux suivants (qui préféreront, je l’espère, des méthodes moins radicales).

Ou alors, si vous êtes pour vous accrocher encore un peu, au moins, rendez-vous utile : faites donc un peu de ménage avant partir.

Hein, non mais tant qu’à faire des lois spéciales sur le tas, aussi bien qu’elles voient un peu plus loin que la surface rugueuse et opaque de l’oeillère devant les yeux.
Autant qu’elles ne mettent pas d’huile sur le feu, et le feu dans le baril de kérosène, et le baril dans l’entrepôt d’explosifs.

La situation nécessite d’urgence une loi spéciale électorale, sur laquelle s’entendent autant l’ensemble des partis présents que les associations étudiantes, qui ont amplement mérité d’avoir voix au chapitre.

Particulièrement après l’humiliation et la séance de torture qu’a été pour eux la séance extraordinaire (et c’est peu dire) de l’assemblée (j’admire leur capacité de retenue : je n’ai, pour ma part, pas pu retenir de nombreux hurlements, convulsions et trépignements de toutes sortes).
Eux à qui on a reproché leurs « anti-démocratiques » votes à main levée ont vu – non seulement les libéraux, mais pire encore certaines créatures suspectes qui s’imaginent les remplacer – leurs élus se lever tour à tour et commettre ce vote qu’ils n’auraient peut-être pas choisi s’ils avaient eux aussi passé par un isoloir.
Mais ce ne sont pas là des citoyens, ce sont des élus du peuple, et c’est bien la moindre des choses qu’ils prennent la peine de nous signaler à quel point ils sont indignes de confiance.

Vivement l’assemblée nationale aux heures de grande écoute.

Les gens qui ne veulent toucher à la politique qu’à travers leur télévision sont bien libres d’ainsi s’occuper de leur jardin.
Mais on peut se permettre aussi d’arrêter de les prendre pour des imbéciles en faisant tout pour leur rendre désagréable l’écoute des débats et périodes de questions.
Assez de cette absence totale de moyens télévisuels, de cette fausse objectivité qui rend le tout si drabe et repoussant (la nature des débats et des pugilistes risque d’y être aussi pour quelque chose).

Dieu merci, la diffusion sur internet a permis aux Québécois de voir en direct leurs rares élus sensés s’indigner en vain face à la bêtise abrutissante de ces mauvais élèves, ces gamins gâtés et/ou gâteux qui écoutaient à peine les questions posées et se faisaient sans cesse rappeler à la décence par le président de l’assemblée.

Ça a fait mal, mais ceux qui ont osé regarder ont vu ces nabots être systématiquement coupables eux-mêmes de toutes les accusations qu’ils ne peuvent s’empêcher de lancer dès qu’on essaie de leur parler un peu sérieusement.

Ils ont pu voir surgir simultanément une prise de pouvoirs totalement gratuite et une abdication totale de légitimité de la part du gouvernement régnant.

J’espère que les escouades tactiques vidéographiques citoyennes sauront mettre en ligne de manière pertinente les moindres et pires atrocités qui furent excrétées ce jour là – les films d’horreur ne me plaisent plus tellement, et n’arrivent pas à la cheville de cette séance de loi spéciale en direct. Mais je peux douter d’avoir, pour aller voir les discussions que j’ai manqué, le courage de surmonter de rudes répugnances, alors j’imagine bien que la plupart des gens ont aussi mieux à faire (peut-être aussi n’est-ce pas tant la mise-en-marché douteuse qui ne passe pas, mais surtout le produit présenté)…

Mais il faut bien plus encore que cela, car trop peu de gens ont vu et verront ces vidéos.

Pour aider, Radio-Canada pourrait cesser de présenter toutes sortes de niaiseries pour faire « compétition » aux autres postes, et revenir un peu à son mandat.
Les niaiseries peuvent continuer à faire partie du programme, bien sûr, seulement elles doivent laisser un peu beaucoup de place à des choses plus sérieuses.

Les publicités, par contre, sont profondément embarrassantes : combien de gens qui ne connaissent pas le travail admirable et pour l’instant apparemment unique de CUTV News ont maudit ces scabreuses interruptions des rares moments de couverture en direct de RDI?

Quoique certaines interruptions de la couverture de CUTV, ai-je besoin de le souligner, sont autrement scabreuses.
Soyons sérieux : même en admettant l’illégalité présumée de la manifestation, où se trouve la nécessité pour les policiers de frapper les caméras, des journalistes comme des badauds?
N’ont-ils pas intérêt à multiplier les témoignages et enregistrements de moments si critiques?
N’ont-ils pas intérêt à montrer au monde qu’ils peuvent faire la différence entre les saoulons casseurs et tout le reste des manifestants?

Franchement, RDI, Radio-Canada, je suis déçu. Je ne trouve pas d’adresse sur votre site pour vous mettre en copie conforme avec les autres, non plus, tant pis.
Si vous saviez comme j’ai eu honte de voir, soir après soir, se clore jusqu’aux mises-à-jour en direct du site, trop souvent au moment même où les gens assez soucieux de la paix sociale pour se déplacer en personne en avaient le plus besoin.

Regardez un peu ce que font CUTV quand ça tourne mal : ils restent là et couvrent l’événement en essayant de se faire tabasser le moins possible (peut-être qu’avec un uniforme de Radio-Canada, les coups se feraient plus rares). En direct quand ça compte, bien sûr, là où ça fait mal : dans la rue, avec le peuple, avec les gazs et les bombes et les balles et autres jouets dangereux des émeutiers professionnels déguisés en forces de l’ordre.

Pendant ce temps, au Canada :

Merci, bonsoir, bonne nuit… comme si vraiment la terre avait arrêtée de tourner pour la nuit et qu’il n’y avait pas tous ces gens bien intentionnés occupés à lutter encore pendant des heures pour essayer de comprendre les agissements et meuglements des escouades tactiques sur le terrain.

-Move!Move!Move!Move!Move!Move!
-Pardon?
-Dispersez-vous!Dispersez-vous!
-Ah bon, puisque vous insistez, mais alors pourquoi me poussez-vous vers la foule et m’empêchez de passer, tout en avançant vers moi de manière menaçante en frappant votre bouclier de votre matraque?
-Move!Move!Move!Move!Move!Move!

Ceci dit, tout le monde voit bien que ces pauvres bougres n’ont pas la moindre idée de ce qu’ils sont en train de faire, ou supposés faire.
J’ai mal en pensant au policier qui sait que si ce n’est pas lui qui tabassera sa fille ce soir, ce sera son collègue et ami.
J’ai mal pour ce policier qui sait réfléchir mais qui est baillonné par un absurde devoir de réserve, et ne peut pas dire, comme il voudrait tant le faire depuis le début, que les étudiants, à défaut d’avoir raison, ont le droit non seulement de se faire entendre, mais qu’il y ait quelqu’un pour vraiment écouter.

J’ai mal pour ce policier qui comme moi cherche encore le blog où tous ses pairs pourront faire entendre cette voix qui ne passe pas à travers le casque.
Il y a probablement bien des professeurs, des administrateurs, des fonctionnaires, des journalistes derrière qui rêveraient de pouvoir en faire autant.

D’ailleurs, ce gouvernement qui fait semblant d’avoir tout prévu n’a pas encore mis en ligne, à ma connaissance, de formulaire à manifestation/itinéraire, alors qu’il était à prévoir qu’il serait plutôt important en ces premiers jours d’application de la loi.

Maintenant, il est trop tard de toute façon : la preuve est faite, et continuera d’être faite, que les manifestations (de moins en moins) « spontanées » peuvent se dérouler avec fracas, mais de manière responsable.

L’occasion est belle pour remercier sincèrement, sans ironie, du fond du coeur, les gradés du SPVM qui ont une tête sur les épaules et un coeur dans le torse, et réussissent quelques soirs à généralement imposer leurs stratégies un peu plus subtiles que l’approche « gestion de bétail ».
Les soirs qui se terminent bien, qui sont légion mais qui font moins parler d’eux, sont ces soirs. Continuez à savoir gérer la gang de malades de montréalais, les gars, on le sait que vous êtes capables de le faire décemment.
Oh et puis soyez gentils, faites faire des stages chez vous aux majorettes du SQ qui étaient en tournée à Victoriaville : ça a l’air que l’éducation est devenue rudement importante, de nos jours, et ils en ont cruellement besoin eux aussi.

Pour revenir aux élections, je ne sais pas où en sont les plus fins dossiers sur la proportionnelle au Québec, mais j’ai confiance qu’une légion d’intéressés compétents sauront vous conseiller pour faire enfin un pas longuement attendu vers une démocratie fonctionnelle.
Ça sera plus propre pour les prochains, et qui sait, le peuple aura peut-être même une petite chance de se sentir enfin représenté par ses politiciens…

Vous pourriez faire comme une grande partie de votre peuple et déménager au 1er juillet?
Pourquoi attendre inutilement jusqu’en 2013, à ce stade?

Avec cette loi spéciale qui laisse dans cette festive mais colérique oisiveté tant d’étudiants prometteurs, ils ont le temps qu’il faut pour aider à arranger le tout bien avant l’automne.
Certains de leurs plus fervents critiques ayant présenté de fines analyses débouchant sur la consensuelle conclusion qu’ils devraient plutôt se trouver une job, il pourrait être conséquent de leur en offrir une à la hauteur de leurs compétences.

Je ne doute pas qu’ils ont quelques idées constructives pour remplacer le rite imbécile de ces ridicules élections publicitaires de pancartes, par exemple.

Et puis tiens, je glisserais au passage qu’il faudrait ajouter l’option « aucune de ces réponses ».
Que ce soit devenu un parti en soi ou une mystérieuse mais authentique ouverture vers quelque chose de vraiment nouveau, mine de rien, je pense qu’elle aurait de sérieuses chances de gagner.
Pourquoi ne pas donner la chance à la majorité des Québécois de signifier on ne peut plus explicitement à leur gouvernement qu’aucune des options qui lui sont présentées ne sont satisfaisantes.
Et qu’il faut donc recommencer, non pas avec seulement d’autres candidats, mais d’autres partis.

Ou alors, bon, d’accord, à la limite, un parti ne peut se représenter après avoir perdu une telle élection qu’après plusieurs années…
Toutes ces années de travail, c’est dommage de tout balancer par la fenêtre.
Mais bon, après tout c’est eux qui ont fait du « changement » un des pires clichés éculés de la politique. Qu’ils s’y mettent, pour une fois.

Pour ceux qui auraient peur pour l’avenir, ils seraient plus avisés de freiner un peu l’hystérie : tout le monde peut voir, ou finira bien par voir que ça peut se faire calmement, entre grandes personnes plutôt qu’entre « enfants-rois » et « adultes-rois ». Qu’ils n’en mettent pas trop, non plus, il y a des accusations d’incitation à craindre le terrorisme qui surgissent où on ne les attendait pas nécessairement…

Bref, qu’ils oublient leur Québec s’ils en étaient satisfaits comme c’était avant – d’habitude, on est bon pour ça (Je me souviens… de quoi déjà?).
Parce qu’après avoir ouvert les yeux d’un peuple sur l’insultante dérive fasciste d’une loi qui prétend régler aussi sottement un faux problème, non, on ne peut plus revenir comme avant.
Sur ce point, les nostalgiques n’ont pas plus de contrôle que les rêveurs.

Mais il n’y a aucune raison d’avoir peur : les étudiants vont prendre Charest L’Adulte-Roi par la main, et gentiment lui souhaiter bon voyage, bonne retraire, bon débarras.
L’anarchie dans les rues, le chaos?

Mais c’est fait, c’est passé.
Vous êtes toujours vivant, nous aussi.

Quand est-ce que vous allez tous comprendre que la désobéissance civile est aussi, et avec de maudites bonnes raisons, une fête?
Bien sûr, c’est une manifestation, et le principe est d’exprimer son mécontentement, mais quand on voit, soir après soir, tous ces gens qui sont là, et qui seront là demain, et qui sont réellement en train de changer le Québec, il n’est pas si fou de hurler de joie aussi.

Je ne sais pas si vous vous rappelez la fameuse citation, mais finalement, on dirait que le Québec était quand même bel et bien au bord du Gouffre.
Et cet étrange et incompréhensible Jean Charest, pour des raisons qui nous échappent tous, lui a littéralement fait faire un énorme bond en avant.

La chute n’a pas été facile : personne, mais personne, ici, à ma connaissance, ne s’attendait à combattre presque du jour au lendemain un gouvernement aussi fasciste, menteur, etc, etc.
Nous en avons épuisé nos superlatifs, nous en avons eu l’estomac retourné, nous avons senti la peur dans nos os en ce dimanche sombre où le sang du « droit à l’accès à l’éducation et à la paix sociale » a coulé dans les rues.

Mais maintenant nous avons touché le sol, et nous avons de nouveau les pieds sur terre.
Sur le béton, en fait, et c’est nettement plus dur pour les pieds, à la longue.

Mais puisque vous faites toujours semblant de ne pas comprendre, nous continuons à jouer notre rôle sagement, et nous continuerons de le faire.
Malgré toutes sortes de changements de script de dernière minute, qui ne nous en laissent plus vraiment le choix de toute façon.
Mais puisque la vie politique est une telle mascarade, faisons dans la vraie vie comme au théâtre, et arrêtons de jouer sans cesse la même mauvaise pièce.

S’il faut absolument que vous y jouiez un rôle, on finira bien par trouver quelque chose d’utile à vous faire faire.
Je ne saurai probablement jamais à quel point vos talents sont réfléchis ou accidentels, mais je dois reconnaître depuis quelque temps une performance tout-à-fait exceptionnelle de votre part.
Nous n’avions jamais rien vu de tel, c’est peu dire.

Peut-être, après tout, aussi invraisemblable que cela puisse sembler, êtes-vous un de ceux qui ont délibérément choisi d’infiltrer le système jusqu’au plus hautes sphères pour le pourrir le plus possible de l’intérieur?
Dommage qu’en chapeautant une loi crétine comme la loi 78, vous ayez fait tant de zèle que vous en ayez perdu votre masque, vous aussi.

Maintenant, Jean du Pays, écoute plutôt le Peuple du Québec : c’est à notre tour.

2 réflexions sur “Merci Jean Charest.

  1. Pour ceux qui voudraient aussi envoyer un mot d’amour à notre cher Darth Vador : https://www.premier-ministre.gouv.qc.ca/premier-ministre/joindre-pm/courriel.asp

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    Si ce n’est pas déjà fait et que vous êtes passé proche de le manquer, réjouissez-vous car voici le lien pour enfin lire « Monsieur Charest, je vous aime » par Nathalie Ragheb : [http://nragheb.wordpress.com/2012/05/23/monsieur-charest-je-vous-aime/]

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    Ben tiens, tant qu’à y être, un autre délice, ces splendides nouvelles d’Alma : « Jean Charest : Sacré coquin! » par Joël Martel : http://voir.ca/partiellement-martel/2012/05/28/jean-charest-sacre-coquin/?bulletin&edition=quebec

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