2014-05-13

Montréal 13 mai 2014 – Question posée au Rapport Annuel du SPVM

« …à un moment donné, faut arrêter de paranoïer pis dire n’importe quoi, là. C’est pas vrai, c’est n’importe quoi. C’est de prendre les gens pour des imbéciles. »
-Ian Lafrenière, commandant des communications au SPVM, 14 mars 2014.

Ce 13 mai 2014 se tenait l’étude publique du Rapport annuel 2013 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), dans le cadre de laquelle les citoyens pouvaient poser des questions directement à Marc Parent, directeur du SPVM.

Je me doutais bien, ayant vu l’insultant patinage offert en guise de réponses aux questions de la séance de l’année dernière, qu’il n’y avait pas grand-chose à espérer de l’exercice, mais je n’arrive toujours pas à croire qu’il puisse s’en tirer aussi facilement en esquivant les questions, en plaidant l’oubli et l’ignorance, en répondant avec des phrases et slogans aussi vagues que déconnectés de la réalité…

J’étais plutôt nerveux et aurait pu mieux passer mon point, mais j’ai essayé de le faire parler de quelque chose qui me semble absolument indéfendable, peu importe l’opinion que l’on peut avoir a priori du SPVM, à savoir les nombreux mensonges publics avérés mais jamais corrigés du SPVM, pour lesquels ni les médias corporatifs ni les élus ne demandent d’excuses ou d’explications.

Malheureusement, la présidente de la Commission n’a pas appréciée du tout le terme, préférant entendre là une question d’opinion et d’interprétation des faits plutôt qu’un signal d’alarme – parmi bien d’autres – d’une situation dont j’espère néanmoins qu’elle puisse saisir un jour la gravité.

Bien sûr les services de relations publiques, on le sait, sont utilisés et déployés pour servir le plus possible l’intérêt de leur client ou corporation, et je reconnais qu’il est normal que le public n’ait pas toujours la même « interprétation » de certaines situations, particulièrement lorsque la police commente ou annonce telle ou telle manifestation, dans un climat plutôt tendu d’emblée. Justement, cette relation de confiance somme toute difficile devrait porter les responsables policiers à des efforts supplémentaires de rigueur et d’honnêteté, mais l’expérience montre qu’il n’en est rien, bien au contraire.

Mais lorsqu’il est évident à quiconque veut bien entendre et observer certains faits que ceux-ci sont déformés bien au-delà de la simple exagération, du simple oubli, d’une erreur plus ou moins bénigne, mais surtout que les cas avérés de mensonges ne sont jamais publiquement rétractés et corrigés par des instances officielles, mais niés et ignorés dans l’espoir qu’ils seront oubliés, on ne peut que conclure à de la mauvaise foi, ou du moins une irresponsabilité majeure envers la parole et la crédibilité du service de police: c’est déjà grave de se faire prendre à mentir, mais c’est l’est autrement plus de continuer à le faire et d’en rajouter en totale impunité.

Marc Parent avait beau déclarer en faisant la présentation du rapport annuel que le SPVM veut « mériter la confiance et le respect de tous », quand les dirigeants du SPVM  ne font même pas l’effort minimal de veiller à leur propre crédibilité en admettant leurs erreurs et en les corrigeant publiquement, mais préfèrent endosser des propos fautifs et laisser leurs porte-paroles agir en contradiction totale avec leur objectif déclaré de transparence, ils sont les premiers responsables de cette perte de confiance.

Voici donc, pour le bénéfice de la Commission de la sécurité publique, ou toute personne curieuse de voir de quoi il s’agit, un lien vers la vidéo et une retranscription de la question, augmentée de liens vers les informations portées en exemples.

2014-05-13_19h052014-05-13_19h06

***

Étude publique du Rapport 2013 du SPVM [1/3] (33:22 à 38:04)
http://youtu.be/gw6G2r4sNeg?t=33m22s

[Marco Simonsen-Sereda]:
-J’aurais eu beaucoup de questions à poser, mais c’en est une très importante, parce qu’elle engage la parole et la crédibilité de l’institution, donc, essentiellement, tout l’exercice qu’on voit ici ce soir. Pour nommer, sans rentrer dans les détails, très rapidement, 3 points:

  • Le 13 mars 2014: une rencontre de « soutien technique » avec les médias, dans lequel une production vidéo du SPVM montrait des images de l’année précédente comme étant l’année dernière, et puis donc, il y avait un média sur place qui en était conscient, le vidéo GAPPA « Le SPVM ment aux médias » a montré ça.

    GAPPA – Le SPVM ment aux médias (http://youtu.be/s8WB040Pbdw)
    « Jeudi dernier, le Service de Police de la Ville de Montréal rencontrait les médias québécois afin de s’entretenir avec eux du « début de la saison des manifestations » à l’approche du 15 mars.William Ray, journaliste à CUTV et 3RTV, s’est rendu sur place à la surprise des policiers. Comme les médias n’avaient pas le droit de filmer la rencontre, GAPPA a réalisé une entrevue avec lui afin d’obtenir sa version des faits. Deux éléments de son témoignage sont particulièrement importants.D’abord, le SPVM a fait visionner aux représentants des différents médias un film qui se présentait comme le point de vue policier durant la manifestation contre la brutalité policière de 2013, l’année dernière. Cependant, selon William Ray, toutes les images du film étaient plutôt tirées de la manifestation du 15 mars 2012. Il s’agit là d’une manoeuvre propagandiste visant à redorer l’image du SPVM et à discréditer celle des manifestants, aux yeux de celui qui a filmé la manifestation contre la brutalité policière de l’an dernier. »

     

  • Le 14 mars, le lendemain, Mr. Lafrenière, en entrevue radiophonique, entre autres déclarait – et insistait beaucoup là-dessus, sur le fait que c’était la seule manifestation qui ne donnait pas d’itinéraire. Mais le même groupe, qui tient la manifestation, a publié une liste où dans une période d’une année, l’année 2013 essentiellement, on compte pas moins de 27 manifestations qui ont été tout-à-fait tolérées, et qui ont eu lieu mais qui n’avaient pas donné d’itinéraire, entrant en contradiction directe avec ce que Mr Lafrenière disait comme quoi « c’est pas à eux de décider, ils ne font qu’appliquer le règlement », on a ici une contradiction totale.***

    Duhaime le midi – De quoi aura l’air la manif de demain?
    Ian Lafrenière et le SPVM se préparent à la manifestation du Collectif opposé à la brutalité policière de demain.

    Ian Lafrenière (1:51):
    « Écoutez, il y a plusieurs points. Premièrement, on espère le mieux mais on se prépare pour le pire, ça a l’air drôle comme réponse, mais vous savez, c’est la seule manifestation dans l’année où les gens refusent de donner leur itinéraire, et ça, ça fait des années, hein. C’est la 18e année, et malheureusement, en 18 éditions, y’en a 15 qui se sont mal terminées, avec des arrestations.

    Éric Duhaime:
    « C’est ça, c’est un rendez-vous de brutalité policière, là, en fait c’est ça qu’ils veulent, parce qu’à tous les ans ça se termine, l’année passée c’était combien, 240 personnes qui ont été arrêtées?

    Ian Lafrenière (2:17):
    « 224 personnes qui avaient été arrêtées, et ce qu’il y a de dommage, c’est qu’il y a sûrement des gens qui ont un message à passer. Écoutez on est pas infaillibles, on a déjà fait d’autres entrevues ensemble, y’arrive des cas où on doit mettre un genou à terre, pis dire regardez, peut-être qu’on aurait pu mieux agir, dans d’autres cas on a carrément mal agi, pis ça, on est… Encore là, on a le beau rôle, c’est pas à nous de décider si le but de la manifestation est fondé ou pas. C’est pas notre job du tout, nous c’est lorsque les gens font une manifestation, ya des règles à suivre, et une des règles de base, ben c’est de s’assurer que ça va bien se dérouler, c’est de donner leur itinéraire (…) »

    Ian Lafrenière (2:47):
    « Pas d’itinéraire, c’est pour ça qu’on a rencontré l’ensemble des médias hier, euh, il y avait deux points: premièrement c’est le début de la saison.
    On en a mille par année alors… »

    Ian Lafrenière (3:22):
    « Au fil des années on voit qu’ya deux clientèles. Il y a des gens qui sont là, pis on l’a vu dans le passé, des gens qui venaient, même familialement, qui venaient qui voulaient faire des slogans, qui voulaient passer des messages, mais, pis je vous rejoins sur ce point là, étant donné qu’ils annoncent clairement qu’ils refusent de donner leur itinéraire, ce que ça fait, pis on s’en est parlé dins manifestations plus récentes, dans d’autres dossiers, ce que ça fait, ça l’ouvre la porte tout grande à des gens qui ont un seul but, c’est de faire de la casse. Quand on dit clairement qu’on veut pas donner l’itinéraire, on sait très bien comment ça va se terminer, pis on sait qu’on ouvre la porte à des gens qui ont des intentions différentes.

    Écoutez, on a déjà eu des manifestations à Montréal avec cent mille personnes, pis on a eu aucune arrestation. Faque c’est pas vrai que le nombre fait en sorte quya des arrestations, c’est pas ça du tout. Mais quand on se présente là, comme vous avez dit: cagoulés, masqués, on donne pas l’itinéraire, en partant ce qu’on envoie comme message, aux gens, là, ceux qui ont des bonnes intentions, ben ya un problème, parce que pour l’instant, demain, là, la manifestation on a aucune façon de la considérer comme légale. C’est impossible pour l’instant: pas d’itinéraire, le lieu choisi face au métro (…) »

    Ian Lafrenière (4:35):
    « Lorsqu’on contacte les policiers pour dire qu’on veut organiser une manifestation, c’est pas juste de donner l’itinéraire – faut qu’il soit accepté, aussi. »

    Ian Lafrenière (7:25):
    « Déjà là c’est une condition, ya un responsable qui se lève, qui dit regardez, je vais assurer la sécurité tout ça. Voici le chemin qu’on va prendre pis c’est pas un chemin qui est loufoque, c’est sécuritaire, ya des mesures qui sont en place, vous comprenez que, faut que ça se tienne, c’est pas juste de remettre une napkin en disant regardez, voici, on va faire trois rues pis on revient au même point, là, il y a des points dans tout ça à respecter. Mais je pense, c’est nono, là, on passe beaucoup de temps à expliquer ça, mais ce qui est plate dans tout ça c’est que c’est du gros bon sens, pis il y en a mille par année, pis les mille autres le font bien. J’en ai une par année avec des arrestations, pis c’est celle-là, faque je me sens quasiment mal de rappeler aux gens comment manifester, parce que dans le fond, ils le font bien, à longueur d’année, ça va bien, on va n’avoir une au début mai, on va n’avoir pendant toute l’année, et les gens font des services d’ordre, c’est-à-dire qu’ils engagent de la sécurité ou font la sécurité eux-mêmes, et donnent l’itinéraire, et s’assurent que ça se passe bien, mais celle-là c’est comme ça c’est dommage, c’est comme ça, pis… est-ce que ce sont tous les gens qui vont là qui veulent faire de la casse, je pense vraiment pas, parce que je les voit sur le terrain, mais c’est propice. Le fait qu’on dise qu’on veut défier l’ordre, qu’on veut pas donner l’itinéraire, et tout ça, ça laisse la porte ouverte à des gens qui vont venir là pour de la casse. »

    Éric Duhaime:
    « J’ai un manifestant qui vient de m’écrire, sur les réseaux sociaux, il me dit « on donne pas d’itinéraire parce que sinon la police va en profiter pour nous prendre en souricière »…

    Ian Lafrenière (8:30):
    « Ils nous disent ça à chaque année, mais je vas vous dire avec une réponse ben plate, les mille autres nous donnent leur itinéraire pis on les arrête pas, faque à un moment donné, faut arrêter de paranoïer pis dire n’importe quoi, là. C’est pas vrai, c’est n’importe quoi, c’est de prendre les gens pour des imbéciles. Ya mille manifestations par année, les mille nous donnent ça. »

    Ian Lafrenière (10:08):
    « Pis écoutez, comme je vous dis yen a mille par années qui fonctionnent, je verrais pas pourquoi celle-là fonctionnerait pas. »

    Ian Lafrenière, commandant des communications au SPVM, 13 mars 2014.

    http://montreal.radiox.com/emission/duhaime_le_midi/article/de_quoi_aura_lair_la_manif_de_demain

    ***

    «Voici la liste que le COBP a créée de toutes les manifs à Montréal dont l’itinéraire n’a pas été remis aux policiers (P6), mais qui ont quand même été tolérées (entre le 9 mai 2013 et le 20 avril 2014):

    -9 mai 2013: manif-action organisée par L’OPDS
    -18 mai 2013: manif un statut pour toutes et tous, organisée par cité sans frontière
    -1er juin 2013 : manif-action à qui la ville, organisée par le POPIR
    -9 juin 2013: manif dans Villeray, organisée par l’APAQ
    -22 juin 2013: manifestation festive en solidarité avec St-henri, organisée par Cellul
    -1er septembre 2013: manif-action pour la sauvegarde des lofts moreau, organisée par le comité-bail hochelaga-maisonneuve
    -4 septembre 2013 : manif ressortons nos casseroles, organisée par Occupons le cœur de l’île
    -4 septembre 2013 : manif spontanée en soutient à l’expulsion des lofts moreau, organisée par personne en particuler
    -9 septembre 2013 : manif en appui aux évincé-es des lofts moreau, organisée par  »en appui aux lofts moreau »
    -18 octobre 2013 : manif  »urgent solidarity with the mi’kmaq lands defenders”, organisée par Dec-line 9
    -26 octobre 2013 : manif  »sauvons l’hôtel dieu », organisée par le comité logement plateau mont-royal
    -2 novembre 2013 : mascarade d’halloween contre l’interdiction de manifester, organisée par l’ASSÉ
    -5 novembre 2013 : manifestation anonymous à Montréal, organisée par ???
    -15 novembre 2013 : manifestation populaire contre l’austérité, organisée par la CRAM
    -15 novembre 2013 : manif révolte contre Harper, organisée par le Qpirg Concordia
    -1er février 2014 : manif-action pour 50 000 logements sociaux, organisée par le POPIR
    -4 février 2014: manif spontanée dans le cadre de la vigile pour Alain Magloire, organisée par le COBP
    -5 février 2014: manif pour la démission de Guy Breton
    -9 février 2014 : manif  »pour un budget qui redistribue la richesse”, organisée par le FRAPRU
    -24 février 2014: manif pour la démission du recteur Guy Breton
    -25 février 2014 : La parade des mal logé-es, organisée par le POPIR
    -4 mars 2014 : manif ensemble contre l’austérité, organisée par CASA
    -7 mars 2014 : manif non-mixte sous le thème du consentement, organisée par le Montreal sisterhood, les Sorcières et le Collectif libertaire de Montréal
    -21 mars 2014 : manif contre le colonialisme, le racisme et la charte des valeurs, organisée par No one is illegal
    -7 avril 2014: manif du soir des élections:peu importe les résultats, nos revendications restent les mêmes
    -20 avril 2014: manif du Jour de la Terre»

    https://cobp.resist.ca/documentation/liste-des-manifestations-avec-ou-sans-itin-raire-le-ridiculisme-de-p6-prouv-noir-sur-b


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[Anie Samson]:
-Et votre question?

[Marco Simonsen-Sereda]:
-Ma question, c’est que, évidemment c’est un peu absurde de poser la question ici à son propre juge, mais c’est la nature de l’exercice. Sachant que les instances officielles et que les représentants publics, les porte-paroles du SPVM ou vous dans un exercice comme ici, que ces mensonges avérés ne sont jamais corrigés publiquement, que les faits ne sont pas rétablis, expliquez-moi comment nous les citoyens, comment les médias, comment le public et comment les élus ici peuvent avoir confiance en vous, peuvent vous accorder la moindre crédibilité?
C’est vous qui disiez à 19h20 « il faut mériter la confiance et le respect de tous ». Et bien on ne demande que ça, mais c’est dur à faire avec des menteurs à répétition et impénitents.

[Anie Samson]:
-Écoutez, je veux juste vous rappeler, tantôt on a dit qu’on parlait de « respect ». Donc, « menteurs », « mensonges », ce sont des termes ici habituellement qui ne sont pas acceptés dans cette salle. Donc si on veut du respect, je pense que vous avez une position qui va à l’encontre de celle de la police, vous avez pas la même version des faits, c’est ce que j’ai semblé comprendre, sans savoir qui a raison qui a pas raison, mais vous avez votre position, le service de police a certainement aussi une position. Donc votre question, par rapport à ça, ça serait?

2014-05-13_19h38

[Marco Simonsen-Sereda]:
-Ma question étant… parce que évidemment je sais bien que c’est délicat d’employer ici le terme de « mensonge », c’est pourquoi j’ai bien pris la peine d’avoir des cas très précis, des choses qui sont documentables, qui sont publiques, qui sont prouvables, donc qui ne posent pas de doutes, qui ne sont pas une question ici d’interprétation.
Maintenant sachant qu’il y a des cas où « à tort ou à raison » le public est convaincu que la police leur mentent – et puis c’est 3 exemples parmi bien d’autres, parmi les plus patents – comment est-ce qu’on peut commencer à avoir de la crédibilité pour ça, sachant que ces cas-là continuent d’être ignorés?

[Marc Parent]:
-Ben, le commentaire que je ferai, qui peut-être ne satisfera pas notre citoyen qui pose la question, mais notre approche c’est donner l’information en toute transparence, quand vous me parlez de statistiques sur ceux qui ont donné ou pas donné leur itinéraire, moi j’ai aucun problème à donner les vrais chiffres par rapport à ça. Là vous me dites qu’il y a eu contradiction sur cet élément là, jamais qu’on s’amuse à donner des fausses informations, dans le but de vous induire en erreur, là, euh, est-ce que ça peut arriver, ça se pourrait qu’il y ait une statistique qui ait pas la bonne statistique ou qui ait pas le bon chiffre, mais l’objectif c’est pas d’induire les gens en erreur, tout-à-fait, l’objectif c’est de donner l’information la plus transparente possible, et effectivement, dans nos communications on tente vraiment aussi lorsque, on peut le faire, aussi, donner l’information sur nos interventions, sur le plus de détails possibles, parfois aussi on ne peut pas donner toute l’information policière sur des opérations mais on tente d’être transparents le plus possible effectivement. »

2014-05-13_19h24a
***

Ainsi, Marc Parent n’a « aucun problème à donner les vrais chiffres par rapport à ça« , et c’est tout à son honneur, mais alors il doit avoir tout un problème avec son commandant des communications, qui ne nous donne pas du tout les vrais chiffres et fait bien plus que d’occasionnelles erreurs de statistiques.

Je lui accorde que le citoyen n’est pas du tout satisfait de la « réponse », celle-ci n’étant qu’un rappel d’objectifs de transparence auxquels j’apporte ici quelques exemples et preuves de manquements très graves, mais si par « transparence » il parle de l’aplomb avec lequel le SPVM se permet de mentir aux médias, au public et aux élus, c’est en effet tout-à-fait évident.

J’espère du moins que les membres de la Commission de la sécurité publique sauront prendre le temps non seulement de réfléchir à ce qu’implique la question posée en assemblée, et ici un peu plus documentée, mais de considérer aussi la réponse donnée. Peut-être est-ce plus difficile de voir la chose calmement parce qu’il s’agit ici d’exemples de cas tous reliés à diverses manifestations, mais peu importe l’opinion que l’on peut avoir du travail policier dans ce cadre, il me semble que tous peuvent s’entendre sur la nécessité que la police s’en tienne à la vérité.

Oui, je sais, la police n’est pas parfaite. Mais si l’on ne peut bien sûr pas prouver la mauvaise foi d’un mensonge initial, il est difficile de voir autrement l’absence totale de correction face à des erreurs relevées, prouvées. Et pour ces quelques exemples comme pour tant d’autres que l’on pourrait relever, l’élémentaire preuve de bonne foi et bonne volonté que serait la reconnaissance de ces torts par le SPVM ne vient jamais. Pas facile de gagner de la confiance et du respect quand on laisse traîner nos mensonges…

En espérant qu’encore une fois, la Commission me pardonne mon langage hardi, mais je ne vois pas comment appeler autrement de tels écarts à la vérité. Sincèrement, je m’en inquiète et m’en choque, et si j’ai choisi de vous parler de cela plutôt que des nombreux cas de flagrantes fausses accusations, d’assauts physiques violents ou autres terrifiants abus de pouvoir du SPVM dont j’aurais pu parler, c’est parce que je craignais trop que ces sujets soient vus et négligés comme ne relevant que de mon opinion, tandis que vous avez ici tout ce qu’il faut pour vous inquiéter, sans que « ma position » soit en cause.

Merci encore pour cette occasion d’essayer de vous faire voir la gravité de la situation,
Marco Simonsen-Sereda

***

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Étude publique du Rapport 2013 du SPVM [1/3]

Étude publique du Rapport 2013 du SPVM [2/3]

Étude publique du Rapport 2013 du SPVM [3/3]

+Séance publique de la Commission de la sécurité publique le 23 mai 2013

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